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Michel Piccoli
Acteur, Réalisateur, Producteur

Biographie

  Michel Piccoli


Fils d'un violoniste et d'une pianiste qui l'ont conçu après avoir perdu un premier enfant, Michel Piccoli, garçon timide et secret, est envoyé en pension. A l'occasion d'un spectacle de fin d'année, un déclic se produit chez cet adolescent introverti qui s'épanouit sur les planches. Décidant de devenir acteur à 18 ans, il prend des cours de théâtre chez Andrée Bauer-Thérond, puis René Simon. S'il apparaît à l'écran dès 1945 dans Sortilèges de Christian-Jaque et trouve un premier vrai rôle (celui d'un mineur) dans Le Point du jour en 1948, il se consacre surtout à la scène, au sein des compagnies Renaud-Barrault et Grenier-Hussenot ou encore du très novateur Théâtre de Babylone.

Remarqué dans Le Doulos et les films de Pierre Chenal, Michel Piccoli accède à la célébrité grace au Mépris de Godard (1963), dans lequel il forme avec B. B. un couple de légende. La popularité du comédien fait un bond après son interprétation de Dom Juan dans une dramatique télé de Bluwal en 1965. Avec ses tempes grisonnantes et sa tranquille assurance, le quadragénaire enchaîne les rôles de séducteurs, donnant la réplique à Deneuve dans La Chamade, Benjamin ou les mémoires d'un puceau (gros succès public en 1967) ou encore Belle de jour de Luis Buñuel, cinéaste avec qui il tourna cinq autres films, dès La Mort en ce jardin en 1956.

Alter ego de Claude Sautet dans Les Choses de la vie (1970) ou Vincent, François, Paul et les autres, subtiles chroniques qui lui assurent les faveurs du public, Piccoli met à mal son statut de vedette en incarnant un homo dans La Grande Bouffe (1973), le film à scandale signé par un autre de ses cinéastes-fétiches, Marco Ferreri, puis un homme amoureux d'une poupée gonflable dans Grandeur nature. Se délectant à jouer les escrocs (Sept morts sur ordonnance, Le Trio infernal), l'acteur excelle dans l'ambiguité, comme en témoignent ses prestations dans Le Saut dans le vide et Une étrange affaire - deux rôles qui lui valent un prix d'interprétation, le premier à Cannes en 1980, le second à Berlin en 1982.

Citoyen engagé, producteur courageux (Le Général de l'armée morte), le comédien met sa notoriété au service de jeunes auteurs tels que Doillon (La Fille prodigue) et Carax (Mauvais sang, 1986). "Il faut toujours apprendre son métier, on ne sait jamais quand on tombe sur une constellation juste, alors il faut voyager", déclare en 1986 aux Cahiers du cinéma celui qui bourlingua en compagnie de Renoir et Hitchcock, Resnais et Chabrol, Demy et Varda, Lelouch et Tavernier. A plus de 60 ans, il trouve encore des rôles marquants : le malicieux Milou (en mai), le peintre intransigeant de La Belle Noiseuse (1991), l'étrange psy de Généalogies d'un crime ou encore l'acteur en crise de Je rentre à la maison (2001). Mais Piccoli l'aventurier tient à se lancer un nouveau défi : la réalisation. Après deux courts métrages, il signe en 1997 le loufoque Alors voila,, suivi de La Plage noire, une réflexion sur l'exil et la liberté. La singularité du metteur en scène se confirme avec C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvé, troisième opus présenté en Sélection officielle à Cannes en 2005.

Filmographie

  Michel Piccoli


Affiche de Ne touchez pas la hache
Ne touchez pas la hache

Affiche de Belle toujours
Belle toujours

Affiche de Boxes
Boxes

Affiche de De la guerre
De la guerre












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